Ensemble pour l'avenir de la langue !

POUR QUE VIVENT NOS LANGUES – 26 septembre 2026

La fédération nationale

POUR QUE VIVENT NOS LANGUES

lancera sa campagne d’interpellation

aux candidats à la présidentielle

le 26 septembre à 11 h à la Cité Internationale

de la langue française

à Villers-Cotterêts (02600)

Présidentielles, “langues régionales” officielles,pas muséifiées


Le 26 septembre prochain, à 11h l’association Pour que vivent nos langues convie la presse à la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts. Elle y présentera son initiative dans le cadre de la campagne des Présidentielles 2027.

En effet, c’est au château de Villers-Cotterêts que François Ier signa, en 1539, l’ordonnance rendant obligatoire l’usage du français à la place du latin dans les actes de l’administration et de la justice. Comme indiqué sur le site internet de la Cité internationale, dans la rubrique A la découverte des langues régionales, «l’histoire a plutôt retenu le texte comme le début de la montée en puissance du français au détriment des langues régionales. »

Depuis les gouvernements successifs n’ont eu de cesse, notamment par le biais de politiques centralisatrices et dominatrices, d’établir une hiérarchie entre langue française et langues dites « régionales », reléguant ainsi les locuteur.ice.s des langues autochtones à des citoyen.ne.s de seconde zone, alors que, toujours selon le site internet, « de nombreuses langues sont parlées sur le territoire national depuis plus longtemps que le français ».

L’image des langues régionales et leur rapport de domination par le français que rend la Cité symbolise la relation que l’Etat continue d’entretenir avec elles. Elles sont pour lui un objet muséal qu’on peut laisser dormir alors qu’il devrait avoir l’obligation de mener une politique ambitieuse de revitalisation, cette politique relevant d’un devoir de réparation historique.

L’association Pour que vivent nos langues considère que les langues dites «régionales » doivent trouver toute leur place dans les territoires où elles sont historiquement pratiquées et pouvoir servir dans tous les actes d’une société moderne, notamment dans le domaine administratif.

C’est le message que portera la délégation du 26 septembre, date de la journée européenne des langues qui a notamment pour objectif « la sauvegarde du patrimoine linguistique et de la diversité des langues régionales ou minoritaires ».

Or, la France fait figure d’exception dans une Europe où certains pays ont plusieurs langues officielles. Malgré des avancées légales, c’est toujours une politique globale d’exclusion et de régression qui est menée à l’égard de sa diversité linguistique notamment par une lecture restrictive de l’article 2 de la constitution (« la langue de la République est le français »).

C’est dans ce contexte très défavorable pour nos langues (toutes sont, selon l’Unesco, en danger de disparition) et dans ce lieu et à cette date symboliques que Pour que vivent nos langues vous convie à la présentation de sa campagne d’interpellation des candidat.es à la Présidentielle.