Ensemble pour l'avenir de la langue !

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Le Forum d’Oc, vœux 2018 à la presse – 30 janvier 2018. Bastide Marin

Merci d’abord à tous ceux qui ont répondu à notre invitation pour prendre des nouvelles de ce projet ambitieux du Forum d’Oc. C’est un beau symbole que nous soyons ici pour présenter nos vœux à la presse et aux membres et amis du Forum, car cette Bastide Marin est à l’image de notre langue : un héritage prestigieux maltraité par une histoire impitoyable, mais qu’une équipe courageuse a fait le pari de rétablir dans toute sa dignité avec une foi inébranlable.

La langue d’oc ou langue occitane, qui est la langue originelle de tout le Midi de la France, se décline en Provence, vous le savez, dans ses trois variantes provençale, niçoise et alpine. Elle a été victime des politiques désastreuses du centralisme royal et républicain, et de nos propres abandons, jusqu’à ce que la société commence à percevoir le désastre que représente pour un pays la perte de sa diversité dans tous les domaines, diversité naturelle, diversité culturelle, diversité linguistique. Bien des archaïsmes continuent à résister à cette prise de conscience, mais le mouvement est enclenché et nous savons qu’il est puissant.

Le processus lent et chaotique de la décentralisation a tout de même conduit à un certain renforcement des pouvoirs régionaux, et des régions s’en sont emparées pour jeter les bases d’une politique de sauvetage et de promotion de leurs langues. Ainsi l’a fait la Corse, la Bretagne, l’Aquitaine pour le basque et la langue d’oc, comme la région languedocienne qui s’est emparée abusivement du nom d’Occitanie. La Provence en est à l’étape de l’ébauche.

Ce début de réofficialisation des langues de France est tout de même timidement pris en charge par l’Etat central, non sans aléas et régressions, dans le domaine de l’enseignement, entre autre par la création du CAPES d’occitan-langue d’oc. Mais ce qui a permis à ces langues de résister c’est la constitution de grands mouvements culturels, dont les plus anciens et les plus emblématiques sont le Félibrige, né en Provence sous l’impulsion de Fréderic Mistral, et l’Institut d’Etudes Occitanes, né, ce n’est pas un hasard, dans la Résistance. Dans leur sillage une multiplicité d’associations, troupes théâtrales, groupes musicaux, œuvrent pour maintenir, transmettre et développer la langue. Il s’agissait de rassembler toutes ces énergies à l’échelle de notre région, pour amplifier leur dynamisme, leur offrir un outil d’information réciproque, un espace d’échanges et de débats, et constituer pour les pouvoirs publics et les décideurs du monde socio-économique un interlocuteur rassemblé qui ne perde rien de sa diversité.

Le Forum d’oc est donc le nom de cette dynamique qui a vu le jour en Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2014. A ce jour, plus de 400 associations, groupes artistiques, entreprises, municipalités et autres collectivités territoriales, élus adhérant à titre individuel, répartis sur tout le territoire régional, ont décidé de devenir membres du Forum d’Oc.

Ils sont reliés en permanence par un site assorti d’une lettre d’information, une page Facebook et un compte twitter, et on leur propose deux rassemblements annuels, la Convention qui met en commun informations et projets : elle aura lieu cette année le 14 Avril à Saint Maximin et son thème central sera la présence de la langue dans les plans d’action des Parcs Naturels de la région ; et le Congrès, destiné à faire connaître le Forum auprès du public, qui a eu lieu à Marseille en 2016 au Conseil Départemental, à Forcalquier en 2017 sous l’égide également du Conseil Départemental,  et qui aura lieu à Nice à l’automne 2018. Le Congrès de Nice s’interrogera sur le rôle de l’occitan-langue d’oc dans l’intégration des mouvements de population à la région par la constitution d’une référence à la fois commune et spécifique au territoire. Cette référence est l’élément fondamental de la personnalité de notre région, et cette personnalité est la pièce maîtresse de son attractivité, ce que commencent à percevoir les milieux économiques et les promoteurs du développement durable.

Mireille Benedetti, qui apporte au Forum d’Oc ses hautes compétences dans le domaine de la communication, a  préparé à votre intention un film qui illustre les démarches du Forum par un choix de moments significatifs de ses activités au cours de l’année 2017.

La vidéo et l’article d’Aquo d’Aqui

Voeux 2018 du Forum d’oc. Bastide Marin 13600 TV la Ciotat

Langue et culture d’Oc… un héritage culturel – Digne-les-Bains – 31 janvier 2018

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Contenu :

  • 9h : Accueil par Nathalie Ponce Gassier, première vice-présidente déléguée aux collèges, au numérique, à la jeunesse et à la langue provençale.
  • 9h30-10h30 : La langue et la culture régionale « l’héritage bas Alpin », par Michel Benedetto, majoral du Félibrige.
  • 11h-12h : Langue et culture régionale à travers les médias (l’exemple du journal Aquo d’Aqui), par Michel Neumuller, journaliste.
  • 13h30-14h45 : Patrice Gauthier, chargé de mission culture et langue régionale, Région PACA.
  • 14h50-15h30 : Animation scolaire d’Oc.
  • 16h-16h30 : Conclusion de la journée avec Hervé Guerrera, président de l’Oustau de Prouvenço.

Festival Cantar lou païs – Printemps 2018

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3 journées autour du chant traditionnel
3 dates à retenir et 2 bulletins d’inscription

Cabris – samedi 7 avril 2018

1er concours de chant traditionnel en langue d’oc (trio vocal)

(nouveau : 300€ de prix au trio gagnant)

téléchargez votre bulletin d’inscription sur le site 100chansonsdeprovence.com
http://www.100chansonsdeprovence.com/festival-cantar-lou-pais/

 

Fayence – samedi 21 avril 2018

Formation vocale – Master class

avec Michel Bianco et Françoise Marchetti
(Corou de Berra)

25€/personne. 30 stagiaires maxi. 9h/18h
téléchargez votre bulletin d’inscription sur le site 100chansonsdeprovence.com
http://www.100chansonsdeprovence.com/festival-cantar-lou-pais/

 

Seillans – samedi 2 juin 2018

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Concerts non stop de 15h à 23h
Chœurs de chant traditionnel en langue d’oc

LE CONGRÈS DE NICE – le 17 novembre 2018

Thème : Vivre en diversité en Provence-Alpes-Côte d’Azur : 

le rôle de l’occitan-langue d’oc

Les Congrès ont pour fonction de faire connaître l’action du Forum d’Oc auprès d’un public plus vaste, à partir d’une réflexion sur une question d’actualité dans laquelle on s’efforce de cerner le rôle de la langue.

La promotion de notre langue doit trouver sa place dans le processus qui permet la cohésion sociale de la région et l’intégration de la population qui s’y ajoute au fil du temps. Cette question touche au débat qui agite la société contemporaine sur le thème de l’identité, et il a été ouvert par le Colloque de l’AELOC, membre fondateur du Forum,  en Novembre 2017, au cours duquel des données importantes ont été recueillies.

La localisation du Congrès à Nice, après celui de Marseille et celui de Forcalquier, s’inscrit dans la volonté du Forum de se présenter au public dans les différentes aires de la région.

Compte-rendu du COLLOQUE DE ROUSSET le 25 novembre 2017

LA LANGUE D’OC ET LA QUESTION DE L’IDENTITÉ

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Les colloques de l’AELOC scandent tous les deux ans la vie de notre réseau en proposant le seul rassemblement régional d’envergure sur l’enseignement de la langue et des conditions de sa transmission.

Le douzième depuis la création de l’association inaugure une réflexion urgente sur la question de l’identité, source de débats passionnés et de divisions profondes dans la société nationale comme régionale. Echanges et apports ont en tout cas été unanimement appréciés pour leur haute qualité.

Il s’agissait d’abord de mettre le sujet dans la perspective de l’enseignement qui est le but de l’AELOC : un bref rappel de la situation en milieu scolaire présenté par Nathalie Wurbel en montrait à la fois les avancées indéniables depuis les trois ou quatre dernières décennies et les fragilités permanentes, crûment mises en valeur par les impitoyables statistiques des deux rectorats régionaux : moins de 3 % des écoliers, 2 %  des collégiens, 1 % des lycéens sont touchés par cet enseignement, et reste à savoir à quel niveau d’efficacité pour chacun.

1. Nathalie Wurbel. Les chiffres officiels des Académies d’Aix-Marseille et de Nice

Mireille Benedetti, à partir des compétences que lui confère sa fonction d’élue régionale et d’adjointe aux affaires scolaires à La Ciotat, s’attachait ensuite à cerner l’identité régionale pour laquelle la nouvelle mandature a décidé de confier une mission à l’un des Vice-Présidents du Conseil Régional, Philippe Vitel, et en faveur de laquelle l’assemblée régionale a voté une de ses premières délibérations en Juin 2016.

2. Mireille Benedetti. L’identité régionale

Représentant le Directeur Académique des Services de l’Education Nationale des Bouches du Rhône, Pierre Blache, Inspecteur de l’Education Nationale dans le territoire où se tenait le colloque, rappelait l’intérêt porté par son Administration à ce chantier, et reprenait l’historique du projet spécifique qui a permis au département de le développer de façon aussi originale que prometteuse.

Le diaporama de l’intervention: Identité régionale

3. Intervention de l’Inspecteur Pierre Blache représentant le Directeur Académique

Il fallait ensuite cerner le concept même d’identité dans sa relation avec les langues de France, et c’est à ce défi que s’affrontait Christian Lagarde, professeur à l’Université de Perpignan, qui avait accepté de remplacer Pascal Ottavi de l’Université de Corte prévu par le programme et empêché pour raison de santé.

Dans un exposé d’une parfaite clarté, il synthétisait l’évolution du statut des langues de France dans les deux derniers siècles, puis exposait les approches fondamentales du concept d’identité en s’appuyant sur les travaux de Fredrik Barth, de Gilles Deleuze et Félix Guattari, ainsi que de Paul Ricœur, pour opposer une conception contrainte par la pression du groupe à une démarche d’ouverture plus libérée, à la première correspondant le sentiment d’appartenance, la métaphore de la racine, la notion de « mêmeté » uniforme ; à la seconde la notion de référence, l’image botanique du rhizome, et le concept d’ipséité selon Paul Ricœur, possibilité d’être soi-même dans toute la diversité de chaque individu.

La vidéo Un film du Cep d’Oc, Image et montage Marie-Françoise LAMOTTE a retrouvé également sur le site de l’AELOC

 

4. Les langues de France devant la question de l’identité. Intervention du Professeur Christian Lagarde

Sur ces bases, et après un dialogue avec l’assistance, Pierre Blache menait avec rigueur et dextérité un riche débat qui faisait intervenir, autour de Christian Lagarde, une Directrice d’école maternelle, notre collègue Marie-Françoise Lamotte, un professeur d’occitan-langue d’oc, notre collègue Mathieu Poitavin, et Abdelhak Elhadi, Directeur des Accueils de Loisirs de la Ville de La Ciotat qui développe un vaste projet d’approche de la langue d’oc en relation avec les écoles publiques.

Le texte de Christian Lagarde : Le concept d’identité appliqué aux « langues de France »

 

L’intervention

5. Une langue pour rassembler. Débat animé par l’Inspecteur Pierre Blache

Miquèu Montanaro, après avoir rappelé la grande diversité des origines de son groupe familial, montrait comment les échanges nourrissent chaque identité sans l’altérer, mais en accompagnant ses inéluctables évolutions. Cette démarche d’intégration s’est incarnée dans le village varois de Correns dont la dynamique s’est développée en concomitance avec l’installation du Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles et du monde.

Ce mode de création, Miquèu Montanaro et son fils Baltazar avec qui il forme le duo « Ki », d’un mot hongrois qui a pour connotation l’extériorité tout en servant à interroger sur l’identité, en donnait de brillants exemples dans un climat intime et attentif.

6. L’identité provençale s’ouvre au monde : la voie de la création musicale. Miquèu et Baltazar Montanaro

Les partenaires de l’AELOC au sein du Forum d’Oc avaient apporté leur concours habituel, par leur présence et par la tenue de stands présentant les productions culturelles et pédagogiques de chacun. L’association l’Aigo Vivo de Rousset a assuré un accueil spectaculaire démontrant l’originalité de sa recherche qui retravaille la tradition à travers le contemporain et sait y associer la jeune génération.

Enfin, la réception de la Ville de Rousset, inaugurée par l’intervention de l’Adjoint Délégué à la Culture au nom du Maire, a été chaleureuse et irréprochable, avec un personnel municipal attentif au moindre détail, et l’offre d’un généreux apéritif qui a terminé la journée dans une joyeuse ambiance.

La vidéo à retrouver également sur le site de l’AELOC

Compte-Rendu – Congrès du Forum d’Oc à Forcalquier – 14 octobre 2017

L’OCCITAN-LANGUE D’OC ET L’ESPACE RURAL

Quels rapports entre langue et territoire 

 

CONGRÈS DU FORUM D’OC À FORCALQUIERGL_L9193

le 14 Octobre 2017

En préambule du Congrès, le Professeur Jean-Claude Bouvier a présenté l’ouvrage qu’il a rédigé avec Claude Martel du CNRS, La langue d’oc telle qu’on la parle, dernier volume du monumental Atlas Linguistique de Provence édité dans une présentation claire et attrayante par la revue Alpes de Lumière.

 

Interventions des élues et élus

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Le Maire de Forcalquier, Gérard Avril, dont la commune vient d’adhérer au Forum d’Oc,  a ouvert le Congrès en rappelant ce que sa ville avait apporté à l’histoire de la Provence et assuré le Forum de son entier soutien. La Vice-Présidente du Conseil Départemental des Alpes de Haute-Provence, Nathalie Ponce-Gassier, déléguée à la langue provençale, prenait ensuite la parole dans un excellent provençal pour rendre hommage aux actions du Forum et l’assurer de l’entier appui de la collectivité qu’elle préside.

Après avoir évoqué le décès récent du Président Gilbert Sauvan, elle rendait hommage au travail des élus qui l’avait précédée, Marcel Clément et Geneviève Primiterra, qui prenait la parole à son tour pour apporter le salut de la Ville de Digne aux congressistes.

Enfin, Bruno Genzana s’adressait aux congressistes au nom du Président du Conseil Régional et du Vice-Président Philippe Vitel, délégué à l’identité régionale. Il traduisait la sollicitude du Président Renaud Muselier qui s’inquiète de voir notre langue en danger et qui souhaite voir ses défenseurs « debout, forts et unis ».

Le Président du Forum d’Oc Guy Revest, après avoir noté que c’était la première fois que le Conseil Régional était représenté à une manifestation du Forum, remettait aux collectivités territoriales et aux entreprises nouvellement adhérentes du département le diplôme d’adhésion au Forum et les insignes du label « Reconnu Garant de l’Oc ».

Etaient ainsi distingués la Ville de Forcalquier, le Conseil Départemental des Alpes de Haute Provence, la Ville de Digne, la ville de Saint Etienne les Orgues, l’entreprise des Distilleries et Domaines de Provence et l’hebdomadaire Haute Provence-Infos. Egalement les municipalités présentes au congrès qui adhèrent au Forum, la Ville d’Auriol et la Ville de La Seyne sur Mer.

La Municipalité de Gap était représentée par Mme. Raymonde Eynaud. Les Maires de Martigues, Nice, Opio, Sisteron ont fait excuser leur absence.

Guy Revest faisait ensuite le point sur la situation du Forum d’Oc, en démontrant qu’il restait fidèle à ses objectifs d’échanges et de convergence de tous les promoteurs de l’occitan-langue d’oc dans la région. Il annonçait la Convention du Forum en Mars 2018, à Brignoles ou Saint Maximin, sur le thème de la présence de la langue dans les programmes des parcs régionaux, et le Congrès d’Octobre 2018 à Nice sur le thème « Vivre en diversité en Provence-Alpes-Côte d’Azur », où sera posée la question du rôle de la langue dans l’intégration des diverses composantes humaines d’un territoire mondialisé.

Le Forum d’Oc compte désormais 412 membres, associations, collectivités territoriales, entreprises, élus, groupes artistiques. Chacun est appelé à continuer à en accroître le nombre.

 

Du patrimoine à la transmission

C’est l’historien forcalquiérain Jean-Yves Royer qui ouvrait cette première partie du colloque en présentant le rôle de la Haute Provence dans la structuration de l’occitan-langue d’oc. Il rappelait que l’une des premières chartes occitanes a été écrite à Forcalquier. Il évoquait le rôle des comtes de Forcalquier dans le développement du mouvement littéraire et artistique des troubadours, dont plusieurs et non des moindres sont originaires du territoire alpin, Albertet de Sisteron, Boniface de Castellane, la comtesse de Die, et Raimbaud de Vachères assigné par erreur à Vacqueyras.

L’écrit en langue d’oc conquiert ensuite l’espace public dans les documents municipaux et les échanges privés. Trois ouvrages importants marquent le XIX° siècle : la Grammaire du peuple de Louis Masse, publiée à Digne en 1840, Le Dictionnaire provençal-français du Manosquin Joseph-Toussaint Avril publié à Apt en 1839, le Dictionnaire Provençal-Français ou dictionnaire de la langue d’oc ancienne et moderne de Simon Jude Honnorat, publié à Digne en 1847.

Louis Masse et Simon Honnorat ont choisi la graphie classique, Damase Arbaud en défendra le principe dans la préface de son recueil des Chants populaires de la Provence. Le mistralisme va s’épanouir avec Eugène Plauchut, Paul Arène, Lazarine de Manosque, Léon de Berluc-Pérussis organisateur des Fêtes Latines de 1882 et champion de l’idée de solidarité du monde latin.

L’affaiblissement contemporain de la langue justifie une action d’autant plus urgente que, par exemple, sa présence même dans les noms de lieux n’est plus comprise et donne lieu à des interprétations aberrantes.

Alain Garcia, responsable adjoint du master qui prépare aux métier de professeur des écoles au site de Digne de l’École supérieure du Professorat et de l’Education, présentait ensuite l’unité d’enseignement optionnelle Occitan-Langue d’Oc qui est proposée dans  cette institution de même que dans les autres sites de l’ESPÉ de l’Académie. Cette UE est financée par les Conseils Départementaux des Alpes de Haute Provence et des Bouches du Rhône.

Dans un site qui compte relativement peu d’étudiants, il n’est pas facile de recruter une équipe qui se consacre à l’apprentissage de la langue, mais ce projet doit permettre d’introduire tout ce qui relève de la langue régionale dans les différents aspects du cursus.

La liaison avec le réseau CANOPÉ consacré à la documentation pédagogique permet l’accès aux ressources dont il dispose en la matière. Le partenariat avec l’Association Scolaire d’Oc va permettre d’offrir aux étudiants en Février 2018  deux journées de sensibilisation à la langue à travers le théâtre.

Cette action était ensuite détaillée par la représentante de l’Association Scolaire d’Oc, Annie Martel, qui dressait un tableau des chantiers entrepris pour faire connaître les artistes occitans aux écoles, sensibiliser maîtres et familles à la langue, solliciter l’appui de l’Education Nationale.

Avec le Théâtre de la Rampe, c’est plus de 2000 élèves d’une centaine de classes du département qui seront concernés par l’action entreprise, les maîtres bénéficiant d’un outil pédagogique de préparation à l’intervention. En 2016, en partenariat avec l’AELOC, avait été organisé un vaste rassemblement de chorales d’enfants sur le modèle des Cantejadas, et 18 écoles ont bénéficié cette année d’un programme d’animation musicale avec le groupe Mauresca.

Les associations et les pouvoirs publics du département déploient une action solide en faveur de la langue. Cependant, s’appuyant sur les chiffres fournis par le Rectorat d’Aix-Marseille, le majoral du Félibrige René Martel, un des responsables de la Commission Enseignement et Formation du Forum d’Oc, déplorait la régression de l’offre d’enseignement : 350 élèves de moins que l’année précédente dans le premier degré en 2017, 10 collèges et un lycée où la langue n’est plus enseignée ; dans les Alpes de Haute Provence, les écoles pourvues d’un enseignement sont passées de 7 à 4, un collège a perdu ses cours de langue et le nombre d’élèves a baissé en lycée.

Les chiffres de l’Académie de Nice ne sont guère plus satisfaisants. Cette situation a conduit les associations membres du Conseil Académique des Langues Régionales à se rapprocher pour définir des revendications communes sur la formation initiale et continue, un cursus de formation complet à l’Université d’Aix-Marseille, l’information des élèves et des familles, l’établissement des conventions prescrites par la loi entre les Rectorats et le Conseil Régional et les Conseils Départementaux.

 

Table ronde : l’occitan-langue d’oc dans la ruralité

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Le Professeur Philippe Langevin animait un débat qui faisait intervenir Michel Benedetto, expert en bâtiments, Michel Doucet, chef d’entreprise, Marc Dumas, écrivain et ancien libraire, Patrick Fabre, Directeur de la Maison de la Transhumance et concepteur du projet « La Routo », Stefano Martini, Conservateur de l’Ecomusée de Pombarnart dans la Val Stura, André Pinatel, oléiculteur et président du Syndicat régional de l’amande de Provence.

Le développement des territoires demande des initiatives qui n’attendent pas une intervention du niveau étatique. Il suppose une conscience collective de leur population reposant sur des références communes où l’héritage de leur histoire soit explicite, et dans lequel la prise en considération de la langue originelle de la région, qui a modelé tout son espace pendant dix siècles, jour un rôle capital.

Or avec son affaiblissement la mémoire de l’identité se perd et du même coup les savoirs qui adaptaient les modes d’action aux réalités du territoire. On en décèle des exemples dans le bâtiment, dans les rapports au monde animal, aux productions agricoles, à l’environnement en général.

En réponse, des initiatives multiples se déploient : réussites du plan de développement de l’oléiculture, de la production d’amandes ; le rôle moteur dans le développement d’une structure telle que l’ Ecomusée de Pombarnat, liée au projet de sentier transfrontalier de grande randonnée conçu selon la thématique de la transhumance.

Le mode de développement qui s’est majoritairement imposé au monde actuel n’est pas irréversible : les éléments de résistance qui peuvent être perçus comme des survivances vouées à disparaître ont assez de force pour constituer la base d’un modèle alternatif pour l’avenir des territoires.

Le débat permet de souligner le rapport de la langue à la ruralité du fait de sa persistance hors de l’espace urbain. Mais liée à un milieu qui se rétrécit, il faut la préserver d’un confinement dans la nostalgie, et la placer dans une dynamique de transmission d’un mode de vie à projeter dans le futur.

La langue est un élément de la résistance aux prétendues fatalités qui la menacent ; il faut s’emparer de ce qu’elle véhicule pour le mettre en valeur selon nos propres schémas. L’actualité amène à débattre de la situation de la Catalogne en soulignant le rôle que la volonté de protéger et de promouvoir la langue a joué dans le mouvement séparatiste.

 

Le schéma départemental de valorisation de la langue et de la culture régionales

La Vice-Présidente du Conseil Départemental Nathalie Ponce-Gassier résumait ensuite l’important programme adopté par l’assemblée départementale pour structurer une action efficace et responsable en faveur de la langue et de la culture d’oc.

Après avoir rappelé le rôle joué par la Haute Provence dans la promotion de la langue d’oc, les incitations légales adressées aux collectivités territoriales en faveur de la langue régionale, et l’adhésion du Conseil Départemental à la Charte du  Forum d’Oc avec ses quatre engagements (œuvrer pour l’obtention d’un cadre législatif et règlementaire adapté, assurer la présence de l’occitan-langue d’oc dans la vie quotidienne, développer l’enseignement et la formation, préserver le patrimoine et promouvoir la création), le Schéma Départemental, voté le 9 Décembre 2016, crée une Commission Départementale réunissant l’Assemblée départementale, les représentants locaux de l’Académie d’Aix-Marseille, et le secteur associatif.

La Commission a pour tâche de proposer un programme au Conseil Départemental, les axes de développement concernant le milieu scolaire, l’action culturelle publique, la socialisation de la langue et de la culture, un état des lieux permettant de créer une banque de données accessibles au grand public, et les moyens destinés à l’animation du réseau.

Enfin l’intervention conclusive du Maire de Saint Etienne les Orgues et conseiller départemental Khaled Benferhat synthétisait les problématiques exposées et ouvrait les perspectives d’actions à mettre en œuvre.

Un apéritif offert par les Distilleries et Domaines de Provence de Forcalquier achevait la manifestation.

LE VILLAGE DE CUCURON SE MET ENCORE À L’HEURE PROVENÇALE

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La manifestation La Vida en Òc, seconde édition,

est organisée, avec l’association du même nom, par la Mairie de Cucuron

le samedi 21 Octobre après-midi et jusqu’au petit matin.

 

Une conférence-débat sur les noms de lieu provençaux, un film de Patrick Lavaud, « Lenga d’Amor », qui présente une découverte de la langue d’oc, un apéritif consistant,

un souper bien provençal, un concert avec le fameux groupe « Misè Babilha »

et un bal populaire qui achèvera la journée tard dans la nuit.

 

Conférence, film et apéritif : entrée libre.

Concert et bal : 8 €. Souper, concert et bal : 18 €.

 

La Ville de Cucuron et l’Association La Vida en Òc sont membres, comme l’AELOC, 

du Forum d’Oc de Provence-Alpes-Côte d’Azur

Les dernières adhésions

Jean-Marc Coppola (13)

Arial Corp (13)

Fromagerie Les Vallons (83)

Zitouni Souad (84)

Calandreta Gapiana Andrieu Faure (05)

Denis Carel (83)

Stéphane Le Rudulier (13)

Centre rupestre de culture occitane Pierre Pessemesse (84)

Mairie de Biot (06)

Pascale BOYER (05)

Marine BRENIER (06)

Mairie de Rognac (13)

Villes sur Auzon (84)

Garéoult (83)

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